Aux amoureux de la gastronomie et des rêves un peu fous…

Chez nous, la nourriture était précieuse, voire rare. Boire du jus ou manger de la volaille était un luxe que l’on s’offrait uniquement à Noël. Les grandes occasions avaient un goût particulier parce qu’elles étaient rares.
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Si vous êtes ici, c’est sans doute que vous aimez manger, cuisiner, découvrir, voyager… ou peut-être simplement rêver un peu.

Au-delà de l’assiette, une histoire

J’ai longtemps eu un rapport particulier à la gastronomie. Cette science qui me paraissait autrefois si lointaine, presque réservée à un autre monde, est aujourd’hui à ma portée. Et rien que cela est déjà une petite victoire.

A 12 ans, quand j’ai quitté mon Congo natal, la gastronomie ne faisait pas vraiment partie de mon univers. Comme dirait ma sœur : «Nous avons appris à danser avec la misère, pourtant nous n’avons jamais été pauvres». Chez nous, la nourriture était précieuse, voire rare. Boire du jus ou manger de la volaille était un luxe que l’on s’offrait uniquement à Noël. Les grandes occasions avaient un goût particulier parce qu’elles étaient rares.

Nous vivions dans une maison familiale d’à peine cinquante mètres carrés où cohabitaient trois générations. Dans cette maison, cuisiner n’était pas un art sophistiqué ni une quête esthétique. C’était avant tout une expression d’amour et de convivialité. La cuisine était le lieu où les histoires se racontaient, où les rires éclataient, où les générations se rencontraient.

Une cuisine vivante et exploratrice

Congolaise – Française, je suis de cette génération façonnée par une double culture forte, qui de plus en plus manifeste sa présence. Née au Congo, ayant vécu au Brésil et grandi en France, j’ai grandi entre plusieurs cultures et plusieurs cuisines. Elles se mélangent, se répondent et parfois se bousculent.

Aujourd’hui, j’explore le monde guidée par ma curiosité et par mon envie de découvrir l’autre, particulièrement à travers la cuisine. Car la gastronomie n’est pas seulement une question de technique ou de grands restaurants. C’est une histoire de rencontres, de produits et de rêves.

Pourquoi la gastronomie ?

C’est finalement dans cette dynamique de curiosité que j’ai réellement découvert la gastronomie.

Au départ, je l’ai aimée par le geste le plus simple qui soit : manger. Avec Parisian Tables, le guide culinaire que j’ai cofondé avec deux amis, tout a commencé presque comme un jeu. Nous voulions découvrir des restaurants, explorer la scène gastronomique parisienne et partager nos coups de cœur.

Au début, nous mangions pour découvrir. Pour nous faire plaisir. Pour explorer. Peu à peu, l’aventure a grandi. Une communauté s’est créée, et nous avons eu la chance de collaborer avec des restaurateurs et des chefs incroyables, qui nous ont ouvert les portes de leurs cuisines et partagé leurs histoires.

Alors nous avons commencé à manger pour raconter.

Et là est arrivé un sentiment que beaucoup connaissent : le syndrome de l’imposteur. Les réseaux sociaux ont encouragé l’autodidaxie dans la gastronomie. Mais pour moi, cela ne suffisait pas. J’avais envie d’aller plus loin, de comprendre réellement ce qui se passait derrière l’assiette. Je voulais légitimer mes connaissances.

Alors j’ai continué mon chemin : manger pour comprendre, apprendre… et finalement faire. Après plus de cinq ans passés dans l’industrie Foodtech, j’ai choisi une reconversion assumée vers la gastronomie. Je me suis formée à l’École Ducasse, avec l’envie d’approfondir ma compréhension des techniques culinaires, des produits et de la culture gastronomique.

Aujourd’hui, ma relation à la cuisine est devenue plus complète : je mange, j’observe, j’apprends, je cuisine, je forme… et je raconte.

Si vous aimez la gastronomie, les histoires derrière et les rêves un peu fous, alors vous êtes exactement au bon endroit.

Bienvenue dans mon univers.

Ruth MLC.